Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2015

En avant 2016 ! Et en avant pour le traditionnel bilan annuel ! Beaucoup trop d’enthousiasme dans ce début de post !

2015, c’était pour moi 40 jeux commencés, 29 terminés, eeeet 47 jeux achetés, rechute consumériste après un court moment d’espoir lors du bilan précédent. Moins de jeux joués certes, mais pas moins de temps de jeu, car si j’ai joué à moins de titres, j’ai surtout joué à des titres bien plus riches que les années précédentes. Je vous en reparle plus bas.

Premier bilan : après quelques bourgeons l’année précédente, 2015 est ENFIN la première année de la nouvelle génération… avec ses hauts et ses bas. Les gros titres ne manquent pas d’ambition, mais on commence sérieusement à sentir un certain double tranchant. Malgré les retards à répétition, les jeux sortent dans un état limite injouable à leur sortie, avec un contenu de plus en plus famélique, des performances techniques aux fraises, et des pans entiers de contenus et systèmes sacrifiés à l’autel du sacro-saint jour de lancement. De quoi pousser quelques coups de gueule, surtout quand au même moment fleurissent les précommandes à 6 mois de la sortie, les contenus additionnels sans contenu et développés à la va-vite, les Season Pass opaques et hors de prix… Bref, les gros titres sont de plus en plus survendus, plus que jamais faites vous votre propre idée avant d’acheter, la presse JV est là pour ça.

Zéro originalité dans ma liste de jeux avec deux licences « originales » cette année : The Order « Gears of War en plus court » 1886 & Mad « un petit air de Batman » Max. J’ai même joué à 5 suites de jeux indé, cette tristesse. Heureusement, derrière pas mal de suites se cachait un véritable renouveau pour pas mal de licences cette année, très bonne surprise.

Le slogan de 2015 ? « Partout, sauf sur Wii U ». Nintendo a réussi l’exploit d’enterrer simultanément ses deux consoles, tout en se mettant aux contenus additionnels cradingues et aux jeux pas finis. Judas. Pendant ce temps, Sony ressuscite les vieilles licences, gagne la faveur du public sans sortir de jeux, et fait revenir femme et santé sur consultation (biffer les mentions inutiles). Un indice de leur force de frappe médiatique ? Ils ont présenté leur casque de réalité virtuelle DIX fois en 2 ans sans annoncer prix, date de sortie, ou contenu de lancement. Balaise.

Trève de billevesées, comme chaque année, trois catégories, trois nominés par catégorie, tous pas forcément sortis en 2015, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

PhantomPain

J’ai une affection toute particulière pour Metal Gear Solid, comme en témoigne ma participation à ce podcast sur la franchise. Ground Zeroes m’avait déjà beaucoup plu, et je ne pensais pas que The Phantom Pain irait plus loin à ce point. Le jeu est magnifique, ses systèmes de jeu sont imbriqués et réglés avec une précision chirurgicale, et son rythme oscille parfaitement entre longs repérages au calme, infiltrations progressives et situations d’urgence. Par contre, jamais de mémoire l’amputation d’un jeu n’a été aussi visible et violente. C’est peut-être ça, La Douleur Fantôme…

inFAMOUS Second Son

J’avais trouvé les 2 premiers inFAMOUS un peu mous, c’est pour cette raison que Second Son traînait sur mon étagère depuis un an, acheté sans grande conviction avec ma PS4 car c’était selon la critique un des seuls bons jeux de la machine. Et que j’ai aimé ce monde ouvert grunge ! C’est un vrai chouette simulateur de super-héros, avec des pouvoirs grisants et une ambiance aux petits oignons. C’est beau, c’est fluide, c’est BIEN, et pour ne rien gâcher ça contient en bonus un chouette jeu en réalité alternée (ARG).

ArkhamKnight

Après le monde ouvert d’Arkham City, difficile d’imaginer ce que sa suite pourrait ajouter à la recette Batman. Et puis Arkham Knight est arrivé en Batmobile, multipliant toutes les phases de jeu par 2, rien que ça. Le monde est plus grand, mieux rempli, plus immersif, les combats sont plus pêchus, et si les fans du Chevalier Noir devineront la fin assez vite, le voyage garde de très bonnes surprises dans son sac.

Les bonnes surprises

Undertale

Fait étrange : personne n’a vu venir Undertale, pourtant financé collaborativement a mille pourcents il y a 2 ans et demi. Jeu de rôle faussement rétro, c’est surtout une expérience narrative qui joue jusqu’au bout avec les codes du genre. Chacun de vos choix comptera, et chacune de vos contradictions vous sera gentiment lancée à la figure là où vous ne vous y attendez pas. Le tout est accompagné d’une bande-son de feu (un morceau par moment de jeu), jouez-y au lieu de regarder un Let’s Play, ce serait passer à côté de 50% du jeu.

GrowHome

Ironie du sort : la meilleure simulation d’escalade de tous les temps n’est pas un Assassin’s Creed, mais une production Ubisoft de bien plus petite envergure et un peu sortie de nulle part. Petit robot aussi agile qu’un bébé ivre, vous devez grimper toujours plus haut à la force de vos bras de mousse et à l’aide d’une végétation qui n’attend que vous pour pousser vers le Soleil. Chaque chute a beau nous faire perdre du temps, on admire et on se laisse aller, porté par le vent sous une pâquerette ou une feuille d’arbre. Zen.

SleepingDogs

Oui, j’arrive après tout le monde. Sleeping Dogs, initialement sorti en 2012 et enfin pas trop moche sur PS4, est un peu rigide, un peu laid, et très classique dans sa structure. MAIS il dégage une aura inégalée que les fans d’Infernal Affairs (Les Infiltrés pour le remake) adoreront. L’ambiance d’Hong Kong et ses triades est là, avec ses quartiers flamboyants, ses luttes de pouvoir, ses vengeances familiales et ses coups de traître. C’est simple : TOUS les personnages sont attachants et crédibles, jusqu’à votre pauvre voiturier que vous laisserez plus d’une fois seul au milieu de l’autoroute. Mais bon, c’était urgent, j’avais karaoké.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

AxiomVerge

Vous aimez Metroid, pardon, Super Metroid ? Axiom Verge en est une copie carbone, du genre qui en mange trois fois par jour. De l’ambiance sci-fi cradingue aux mécaniques plate-forme/action millimétrées, en passant par un monde qui s’ouvre à vous au fil des améliorations débloquées, tout ce jeu respire l’amour du classique de Nintendo. Oh, et sa bande-son techno-flippante défonce aussi.

DualDestinies

Phoenix Wright, dépassé ? OBJECTION ! Le meilleur avocat de la planète (100% de réussite, ça ne s’invente pas) est de retour dans ce 5ème épisode canonique, et le premier de la série en 3D. Au-delà de l’aspect graphique ce nouvel épisode n’a pas de grosses nouveautés, mais encore une fois le scénario est maîtrisé de bout en bout, pas une seule affaire n’est ennuyeuse et l’humour est omniprésent. Attention par contre, le jeu est en anglais et en dématérialisé uniquement, mais reste un très bon opus pour démarrer la série.

TheOrder1886

The Order c’était un peu le gros jeu PS4 que tout le monde attendait. Le Gears of War de Sony. Sans multijoueur et avec son unique mode de jeu bouclé en 5-6 heures, forcément ça déçoit un tantinet. Passé ce cap, The Order reste quand même un jeu très convaincant. Le Londres victorien fantaisiste de Galahad intrigue, les phases de tir sont nerveuses, le personnage répond au doigt et à l’œil… Et c’est magnifique. A ne pas manquer si vous avez une PS4, surtout à une vingtaine d’euros.

Mentions spéciales hors catégories : Final Fantasy XV Episode Duscae & Rocket League

Oui, je vous parle bien d’une démo d’un jeu qui lui n’a pas encore de date de sortie. Je ne suis pas un grand joueur ou fan de Final Fantasy, mais l’orientation action de cet épisode m’intrigue depuis son annonce. Et la démo -un peu compliquée à obtenir- a confirmé mon attente : FFXV a le potentiel pour nous mettre de grosses baffes dans la tronche. Mais vous en parler plus serait gâcher la surprise.

Et puis il y a Rocket League. J’ai un vague souvenir de Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle Cars, un jeu de bagnole très arcade ou on devait placer un ballon géant dans une zone adverse. C’était un jeu PS Plus, c’était pas fou, mais rigolo. Flash forward à l’été 2015, où Rocket League, son successeur, sort et est offert aux abonnés PS Plus. Simplifiant et peaufinant à l’extrême le concept de foot avec des voitures, il est rapidement devenu le jeu-de-la-pause-déjeuner-au-bureau auquel on joue encore aujourd’hui. La marge de progression dans la maîtrise du véhicule est énorme, les possibilités tactiques ultra nombreuses, et surtout on peut jouer à 4 sur un même écran. C’est bien simple, je n’avais pas vu cela depuis Street Fighter IV.

Tout ça pour dire qu’une fois encore en 2015, les jeux vidéo ont continué à me surprendre pour le meilleur et pour le pire, et qu’avec tous les gros jeux de début 2016 ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2014

2015 touche à sa fin, quel meilleur moment pour vous parler des meilleurs jeux de 2014 ? Hein ? Vous auriez préféré ça fin 2014 ? Ah oui.

Je vais vous avouer quelque chose : les trois quarts de cet article étaient écrits il y a un an, dont le bilan. Et puis j’ai complètement largué ce blog. Depuis le début du blog, et particulièrement ces deux dernières années, je cherchais une forme différente des autres contenus du Web, sans jamais vraiment trouver. Aujourd’hui, je reviens à la base : j’ai simplement envie de vous parler de mes passions, dont le jeu vidéo. Cet article est donc une première étape de transition vers un blog avec des billets beaucoup plus réguliers, quitte à ce qu’ils soient un peu plus bruts.

En 2014, j’ai joué à 53 jeux, 46 jeux commencés, 39 jeux terminés. Et 40 jeux achetés, ce qui veut dire que pour la première fois depuis que je fais ce petit exercice, j’ai réduit mon backlog. Une lueur d’espoir.

Et il y a besoin d’espoir, car si 2013 était l’année de l’attente, 2014 était l’année de la déception. Fin 2013, tout le monde s’accordait à dire que la nouvelle génération Xbox One / PS4 n’était pas encore là, et force est de constater qu’un an plus tard la transition est tout sauf terminée. Les nouvelles consoles manquent toujours de fonctionnalités promises lors de leur annonce, la majorité des gros titres sont sortis bâclés, creux, en retard… Même les joueurs n’ayant pas encore fait le saut générationnel en payent le tribut avec des versions PS3 et Xbox 360 dégradées, tronquées et mal optimisées.

Tendance du moment, le jeu vidéo passe du produit au service à la carte : jeu en ligne payant, titres non fonctionnels au lancement, correctifs à répétition, contenus téléchargeables payants de moins en moins riches, micro-transactions… Paradoxalement, les jeux n’ont jamais été aussi vastes et riches en possibilités, mais le contenu réellement présent de base est de plus en plus pauvre. En développement, ça correspond en général à… la phase alpha.

2014 était aussi l’année des nouvelles-licences-qui-n’en-sont-pas-vraiment, en témoignent les deux titres « originaux » auxquels j’ai joué, « Assassin’s Creed Temps Modernes » Watch_Dogs et « Assassin’s Creed Seigneur des Anneaux » L’Ombre du Mordor.

Originalité toujours avec Nintendo, l’éternel cas à part, qui a inversé la vapeur en concentrant ses efforts sur Wii U et en relâchant la bride de la 3DS. Oups, déjà trop tard pour une Wii U morte née tandis que la 3DS entame doucement sa chute. C’est toujours mieux que la Vita qui ne subsiste plus que grâce à quelques rares jeux de niche, Sony concentrant tous ses efforts sur une PS4 qui cartonne.

Et sans plus attendre, comme chaque année, trois nominés pour autant de catégories, des titres pas forcément sortis en 2014, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

GTA V

Pour moi, ce qui fait un bon GTA, ce ne sont pas les innombrables possibilités qui vous sont offertes, ni son écriture gavée de références aux meilleurs films de gangsters. C’est le scénario au service du gameplay, un prétexte formidable aux situations délirantes dans lesquelles le jeu nous transporte. Et là chapeau bas, Rockstar s’est lâché avec un fabuleux trio de héros qu’on zappe -littéralement- à loisir. Et encore, je n’ai pas joué à GTA Online.

Rogue Legacy

Mettez cette musique d’ambiance avant de lire ce paragraphe. Je me rends compte au fil des ans que trop peu de gens ont joué aux extraordinaires Castlevania 2D de l’époque Game Boy Advance / Nintendo DS. Depuis plus d’un an je gardais cet héritier spirituel au chaud, sachant qu’il me dévorerait tout cru une fois lancé. Une bonne centaine d’heures plus tard, je peux vous garantir que vous ne regrettez pas d’y mourir en boucle. De toute façon ce n’est pas grave, vous reviendrez chaque fois un peu plus fort, jusqu’à ce que vous triomphiez de l’adversité.

Metal Gear Solid V Ground Zeroes

Snake est de retour… ou plutôt de passage. Metal Gear reprend enfin les bonnes idées de ses concurrents -coucou Splinter Cell- y ajoute les siennes, et mélange le tout à la cuillère, pas au shaker. Le cocktail est très bon, mais nous laisse sur notre faim après ses trois heures de jeu. Pas parce qu’il est maigre en contenu, mais plutôt parce qu’on veut la suite. Seul regret, le scénario qui n’ose toujours pas le reboot et préfère s’inscrire dans la continuité de Peace Walker, auquel personne n’a joué. Soit.

Les bonnes surprises

La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor

Mélangez Assassin’s Creed Revelations & Batman Arkham City dans un grand saladier, ajoutez-y le bestiaire générique du Seigneur des Anneaux, et pouf miracle vous obtenez un très bon jeu. Magnifique avec des animations de combat à tomber, des mécaniques de jeu très bien imbriquées et une montée en puissance parfaitement huilée, et si c’était ça la vraie next-gen ? Mention spéciale au doublage français, avec des uruks caragorophobes à souhait (sic).

Hyrule Warriors

J’ai un aveu à vous faire : j’ai beaucoup trop joué aux Dynasty et Samurai Warriors sur PS2. La licence m’avait lassé à cause d’un studio sortant trop de jeux trop régulièrement au détriment de la finition et avec un moteur accusant toujours une génération de retard. Mais avec l’exigence légendaire de qualité de Nintendo, autant vous dire que les amateurs de baston crétine n’ont pas fini de s’amuser. Seul regret : la coop en écran séparé est injouable tellement elle rend le jeu moche et lent.

Tomb Raider Definitive Edition

J’ai enfin comblé un trou dans ma culture vidéoludique et fini tous les Uncharted, c’était très très bien ! Et quel meilleur moyen de boucler la boucle que de jouer au portage PS4 du reboot de Tomb Raider, largement inspiré de la saga de Naughty Dog elle-même inspirée de Tomb Raider ? L’ambiance est au top, avec des séquences d’anthologie dans des décors magnifiques, et un gameplay aux petits oignons. Un nouveau départ très convaincant pour la série.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Castlevania: Lords of Shadow 2

Je sais très bien que vous avez déjà oublié ce jeu pourtant sorti en février. Certes, il est bourré de défauts : un scénario et une direction artistique faiblards, des allers-retours trop fréquents et des temps de chargement infinis. Mais ça reste tout de même un bon disciple de God of War avec une jouabilité exemplaire, une montée en puissance du héros très agréable et quelques boss que vous n’oublierez pas de sitôt. J’espère juste ce ne sera pas le dernier pieu dans le cœur d’une chouette franchise.

Professor Layton vs Phoenix Wright: Ace Attorney

Ça y est, cette fois c’est vraiment la dernière aventure du Professeur Layton, sortez les mouchoirs. J’étais curieux de la façon dont ces deux licences ayant vraiment peu en commun fusionneraient. Surprise : plus qu’un mélange, c’est carrément une sublimation du meilleur des deux mondes qui nous est proposée. Les mécaniques de jeu propres à chaque licence sont améliorées et alternées de sorte à ce qu’on ne s’ennuie jamais, et le tout est accompagné de magnifiques musiques symphoniques qui donneront des frissons aux fans. Un beau bouquet final pour le professeur gentleman.

Fez

On a tellement entendu parler du créateur de Fez qu’on en oublie presque son coup de génie. Car sous ses airs de petit jeu indé se cache en fait une vraie perle équilibrée, riche, intelligente, innovante. C’est bien simple, aucun titre d’un éditeur majeur ne m’a apporté autant de fraîcheur depuis l’ère 16 bits. Fez exploite jusqu’à l’extrême des mécaniques très simples d’accès, pour moi au même niveau de perfectionnisme qu’un Super Mario Galaxy. Chapeau.

Mention spéciale hors catégories : Shovel Knight

Jeu inclassable réservé aux nostalgiques des Mega Man NES (oui, c’est un segment très pointu), Shovel Knight a été financé collaborativement avec succès, et développé par des anciens de WayForward (souvenez-vous, le bouton câlin). Le jeu est une vraie lettre d’amour au jeu de plate-forme 2D rétro, avec juste ce qu’il faut de moderne : des contrôles répondant au quart de tour, des pics qui tuent en un coup, des ennemis qui vous envoient dans le vide au pire moment, des musiques 8-bit entraînantes, une grenouille qui fait les pires blagues possibles, et le Roi Carpomme mi-carpe, mi-pomme.

Là où les gros poids lourds m’ont dans l’ensemble plutôt déçu (Assassin’s Creed Unity, Watch_Dogs, Super Smash Bros…), ce sont au final les jeux ayant tenté de nouvelles choses qui m’ont convaincu, et heureusement, ils étaient nombreux. Reste à savoir si 2015 verra enfin arriver de bons gros jeux PS4, et si Zelda Wii U sera le chant du cygne de Nintendo avant la prochaine génération… Note : lol Zelda en 2015.

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2013

Yaddi yadda, #2014 te voilà.

Bon. Je vous aurai bien dit à quel point le temps passe vite en mettant ici un lien vers le même bilan de l’année passée, sauf que voilà, le bilan en question c’était il y a deux articles. Hop hop hop, on enchaîne.

2013 pour ma pomme, c’était donc 42 jeux joués, 37 commencés, 30 terminés. Comme j’avais eu l’impression de jouer à beaucoup trop de jeux l’année dernière, j’ai aussi noté les jeux achetés au long de l’année mais pas commencés. Ouch : pas moins de 23 jeux entrent dans cette nouvelle catégorie, autant dire qu’il était grand temps de résilier cet abonnement PS +.

Bon, autant le dire tout de suite : 2013 était l’année de #l’attente. GTA V s’est fait désirer quelques mois de plus avant d’engloutir le porte-monnaie du monde entier, Rayman Legends a été repoussé avant d’engloutir le porte-monnaie du tiers-monde entier, Watch_Dogs a hacké sa propre date de sortie et par la même occasion l’intégralité du catalogue de lancement de la nouvelle génération. Ah oui, la next-gen, tellement mieux que la next-gen précédente, a aussi été officiellement dévoilée. A ma droite, PlayStation 4, 6ème console PlayStation et à ma gauche, Xbox One, 3ème console Xbox, sic ad nauseam. Autant dire qu’on va en bouffer du crêpage de chignons, du concours de phallus et beaucoup trop de sérieux. Mais là encore, il fallait réserver ou #attendre début 2014 pour dépenser l’héritage de mamie. Pendant ce temps, la Wii U est le nouveau Gamecube de Nintendo, qui a préféré sortir à peu près un million de bons jeux sur 3DS et un nouveau Pokémon. La Vita a complètement disparu médiatiquement, on #attendra de ses nouvelles en 2014. Et il y a eu plein de suites, que des suites cette année, j’ai joué à 1 jeu non indépendant qui n’était pas une nouvelle entrée d’une franchise, et c’était Beyond. Yep, tout cela sent la fin de génération, pour une nouvelle saga originale on #attend 2014.

Comme chaque année, les titres cités ne sont pas forcément sortis en 2013, trois nominés pour autant de catégories, c’est reparti !

Les jeux les plus marquants

Rayman Legends
RaymanLegends

L’année dernière, je disais que Rayman Origins mettait une pilule à New Super Mario Bros Wii. Rayman Legends fait plus fort : c’est tout simplement le meilleur jeu de la Wii U. Peut-être car c’est un des rares jeux où jouer au Gamepad n’est pas une punition, au contraire, c’est merveilleusement bien exploité, on trouve foultitude de nouveaux mécanismes et la durée de vie est dingue pour un jeu de plates-formes.

Splinter Cell: Blacklist
SplinterCellBlacklist

Vous connaissez mes goûts pour l’infiltration. En plus d’être un excellent représentant du genre, ce jeu est LA définition d’une suite réussie. Tout y est meilleur que dans les précédents opus, avec un appui notable sur l’intelligence artificielle moins artificielle et des ennemis plus variés et nombreux. Le tout agrémenté d’une appli compagnon gratuite très sympathique, une réussite à tous les niveaux vous dis-je.

Kid Icarus: Uprising
KidIcarusUprising

Deux ans, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour m’adapter à la prise en main de ce jeu et enchaîner des sessions de plus de 20 minutes, mais ça en vaut largement la chandelle. Magnifique, drôle, ciselé, surprenant, riche, c’est un vrai triple A qui tient dans cette petite cartouche 3DS. Endurez sa prise en main délicate et jouez-y !

Les bonnes surprises

Luigi’s Mansion 2
LuigisMansion2

Fun fact : Luigi’s Mansion premier du nom est un des rares jeux Gamecube auquel je n’ai pas joué. Son successeur sur 3DS est un des jeux les plus universellement drôles de ces dernières années, probablement parce que chaque décor recèle de secrets et de micro-gags à base d’animations adorables du frère froussard de Mario. La pêche aux fantômes, il n’y a que ça de vrai.

Assassin’s Creed IV: Black Flag
AssassinsCreedIV

Watch_Dogs, jeu next-gen en monde ouvert avec des pirates, et Assassin’s Creed IV: Black Flag, jeu next-gen en monde ouvert avec des pirates, devaient sortir à une semaine d’intervalle. Et ç’aurait été regrettable parce qu’on aurait pu passer à côté d’une excellente simulation de piraterie -la vraie, celle du 17ème siècle. C’est magnifique, l’histoire est chouette, on peut faire plus d’activités qu’au Club Med, même les séquences dans le monde moderne sont sympa.

Donkey Kong Country Returns 3D
DonkeyKongReturns

Après avoir terminé les 2 Mario 3DS avec plus de 150 vies au compteur, je commençais à penser que Nintendo avait définitivement sacrifié la difficulté sur l’autel de l’accessibilité. Que nenni ! Bonus vicieusement disséminés, boss retors et niveaux secrets impardonnables sont savamment équilibrés pour une difficulté parfaitement dosée. Au passage, le format portable est parfait pour ce jeu de plates-formes qui règle les petits soucis de l’original sur Wii.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Virtue’s Last Reward
VirtuesLastReward

Suite de l’extraordinaire 999 dont je vous parlais il y a deux ans, le deuxième opus de la série Zero Escape est simplement gargantuesque : une durée de vie multipliée par huit, des dialogues doublés, des personnages modélisés en 3D, encore plus d’embranchements de choix… Et comme pour le précédent le scénario va vous retourner la tête. Plusieurs fois. Le jeu est disponible en Europe sur 3DS et Vita, y compris sur l’eShop et le PlayStation Store, vous n’avez plus aucune excuse.

Asura’s Wrath
AsurasWrath

Au lieu d’adapter une série animée japonaise en jeu, le studio nourri aux Naruto et Dragonball Z a décidé de faire une saison d’animé japonais avec un jeu vidéo. C’est complètement crétin et décomplexé, ça pourrait s’appeler « Montée en puissance, le jeu », et c’est GÉNIAL. Ça peut presque se jouer à une main et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde grâce à une excellente mise en scène. Attention toutefois, même si le jeu de base ne coûte plus rien, prévoyez 11€ de plus pour acheter les chapitres additionnels IV, 11.5 et 15.5 et profiter pleinement du titre.

Ghost Trick Détective Fantôme
GhostTrick

Comme tous les jeux essentiellement basés sur une histoire, difficile de vous parler de Ghost Trick sans vous en gâcher une grande partie. L’intelligence du jeu est d’intégrer la progression de ses mécaniques à celle de l’histoire, avec des puzzles de plus en plus complexes mais jamais prise de tête. Et toujours drôles. Toujours.

Bref, encore une fois 2013 c’était un peu le grand écart vidéoludique, entre le blockbuster américain et le visual novel japonais… Maiiiis en restant tout de même un peu plus dans ma zone de confort que l’année d’avant. Promis, en 2014, fini #d’attendre, ça va BOUGER.

(titre disponible en précommande à partir de 1,99€)

Petit sujet absolument pas casse-gueule : les DLC, ou contenus téléchargeables en français. Et si on les identifiait un peu plus clairement en les découpant en grands groupes interconnectables (n’hésitez pas à m’envoyer vos plus beaux diagrammes de Venn) ?

  • Les contenus cosmétiques
  • Les contenus de jeu
  • Les contenus facilitant la progression

A noter qu’en plus de ces catégories, ces contenus sont soit gratuits, soit payants. Chose pratique pour la comparaison : ces étiquettes ne sont pas exclusives au DLC et peuvent aussi coller aux contenus présents dans le jeu « de base » (qui sort d’une boîte ou d’un paquet téléchargé à plein tarif).

Raiden01
Puisque j’ai terminé Metal Gear Rising: Revengeance il y a peu et qu’il me servira plusieurs fois d’exemple ici, cet article sera illustré avec des images de Raiden. Hin hin hin !

Les contenus cosmétiques sont des ajouts ne modifiant rien d’autre au jeu que son apparence. Pas d’incidence sur la jouabilité, la difficulté ou l’histoire donc. On y inclut différents modèles de personnages (costumes), différents effets graphiques (mode plus sanglant) ou encore des packs de langue (audio & textes). Quelques exemples :

  • Dans LittleBigPlanet, on va au fur et à mesure de notre progression dans le mode Campagne débloquer de nouveaux costumes et accessoires pour personnaliser notre avatar : moustache en guéridon, sombreros et robes de mariée, toutes les combinaisons avec lesquelles vous avez toujours voulu travestir votre Monsieur Patate y passent. L’obtention de ces costumes est souvent liée à un puzzle à résoudre ou un pic de difficulté à passer. Si vous voulez un costume de héros de JV célèbre tel que Kratos, Chun-Li, Sephiroth ou Raiden, il faut par contre passer à la caisse en téléchargeant le costume contre de vrais eurodollars. C’est complètement facultatif et fondamentalement inutile, mais au moins vous pourrez enfin faire se battre Jack Sparrow avec Kermit.
  • De nombreux free-to-play tels que Tiny Tower permettent de débloquer des costumes en échange d’une monnaie virtuelle. Cette monnaie virtuelle peut être obtenue en jouant suffisamment de temps et en remplissant certains objectifs, selon un gain par heure prédéfini et imperceptible pour l’utilisateur. L’autre option, forcément plus rapide et simple, c’est de dépenser une petite somme d’argent réel (moins de 5€) contre de la monnaie virtuelle. Le choix est entièrement à la charge du joueur, même si certains contenus cosmétiques seront suffisamment dispendieux en monnaie virtuelle pour vous pousser à l’achat réel.
  • Dans Metal Gear Rising: Revengeance, on mixe les (business) modèles : on peut pour 2€ acheter des costumes mythiques de la saga Metal Gear pour rhabiller le personnage principal. Et vu le charisme d’huître de ce cher Raiden, autant vous dire qu’on a vite fait de le remplacer par le Ninja Cyborg de Metal Gear Solid 1. Vous achetez le costume, vous relancez le jeu… et vous ne pouvez pas sélectionner le costume car il faut le débloquer in-game avec des points amassés au fil du jeu (au bout de 20% du jeu environ). Qu’est-ce qui est frustrant dans cette pratique ? Le fait qu’aucun investissement du joueur (payer ou bien jouer) ne soit directement récompensé.
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Hors sujet : Il y a 10 ans, les shmups coûtaient 2€ la partie en salle d’arcade. Aujourd’hui, on les retrouve en version complète sur smartphones pour moins de 5€, et en permanence dans votre poche.

Les contenus de jeu ajoutent ou modifient des éléments à l’expérience de jeu : niveaux, modes de difficulté, personnages jouables, armes, modes de jeu, quêtes, chapitres… C’est de loin le type de contenu le plus répandu, le plus épars et le plus controversé. Controversé car un contenu fourni de base dans un jeu peut très bien être vendu dans un autre dès sa sortie, offert plus tard en téléchargement, ou encore disponible uniquement sous certaines conditions (précommandes, abonnements, éditions collector…). Ces sources de revenus pas encore normées ou maîtrisées par les éditeurs se multiplient sans suivre de règles établies, de quoi faire perdre le nord à des joueurs habitués à la sécurité de jeux en boîte gravés et inchangeables. Exemples :

  • Grand Theft Auto IV a connu deux extensions de jeu, chacune incluant un nouveau scénario, de nouveaux personnages, de nouvelles armes, de nouveaux lieux accessibles et de nouveaux types de missions. Sortis à 20€ chacun, ces contenus ne sont pas sans rappeler les extensions pour jeux PC des années 90, nécessitant un développement à part entière mais plus faciles à produire qu’un tout nouveau titre.
  • FIFA, les jeux de sport et les jeux de course ont ouvert le bal aux mises à jour saisonnières, payantes ou non, permettant aux joueurs de profiter des changements ayant fréquemment lieu dans les équipes, véhicules, circuits et autres maillots au cours des saisons sportives. Bref, de quoi contenter les fanas de performance sportive en rapprochant l’expérience de jeu d’évènements réels.
  • Revenons à Metal Gear Rising: Revengeance. Car en achetant le costume de Gray Fox décrit plus haut, on obtient aussi une épée spéciale. On dépasse alors le simple contenu cosmétique, puisqu’on donne au joueur une capacité spéciale ainsi qu’une arme améliorable, deux éléments modifiant la difficulté. Oui mais voilà, il faut aussi acheter cette épée avec des points in-game, pour une somme tellement abusée que vous ne l’obtiendrez qu’après avoir complété un bon 70% du jeu. Cela pose un problème de taille : les points que vous économisez pour obtenir cet objet ne sont pas utilisés pour améliorer vos capacités suivant la courbe de progression initialement prévue par le jeu. Résultat : la difficulté du jeu augmente plus qu’elle ne devrait, rendant les obstacles vraiment durs à surmonter et frustrants, particulièrement vers la fin.
Raiden03
Voici ce qui risque d’arriver si vous n’achetez pas de DLC dans Metal Gear Rising: Revengeance 2 – Recharged.

Les contenus facilitant la progression sont basés sur le constat suivant : soit on a du temps et pas d’argent, soit on a de l’argent et pas de temps. Et pourquoi pas proposer aux joueurs d’acheter du temps ? L’Idée est déjà répandue depuis quelque temps dans les free-to-play PC, ayant d’abord proposé d’acheter de l’expérience ou de la monnaie virtuelle normalement gagnés en jouant, puis multipliant les monnaies virtuelles aux fonctions spécifiques pour flouter le plus possible le rapport entre la somme dépensée et le résultat final obtenu. Vu l’adoption massive de ce schéma, quelqu’un quelque part doit avoir réalisé une superbe théorie économique expliquant pourquoi 1/ on dépense plus quand on ne sait pas combien on dépense et 2/ on est plus susceptible de renouveler notre achat quand il nous reste quelques euros dans le porte-monnaie virtuel.

Sur consoles de salon, c’est EA qui lancera l’option en proposant un pack subtilement nommé « Le Temps c’est de l’Argent » et qui permet de débloquer l’intégralité du contenu de Skate 2 sans avoir à jouer. Mais l’achat de temps c’est aussi l’achat d’un potentiel avantage en multijoueur, comme le prouvent à peu près tous les modes multi de ces deux dernières années basés sur un système de points d’expérience. Précommande ? XP Bonus ! Season Pass ? XP Bonus ! Edition collector ? XP Bonus et tenue inédite ! Achète de l’XP et roule sur tes potes et l’Internet ! Après tout, quand on paye ce n’est plus vraiment de la triche.

Sur de nombreux jeux smartphones et browser-based, on peut aussi acheter du temps ou plutôt acheter la levée temporaire de certaines limitations. Car ces free-to-play font « payer » leur gratuité en limitant le nombre d’actions qu’il est possible d’effectuer dans le temps. Tu as planté 3 courgettes dans Farmville ? Attends 4 heures pour en planter d’autres ou dépense de la monnaie in-game déblocable uniquement avec de l’argent réel. Cela donne lieu à d’incroyables équilibres instables entre plaisir de jeu, multiplication poussée des occasions d’achat et limitation des frictions / frustrations.

Metal Gear Rising: Revengeance dans tout ça ? Hum… vous pouvez économiser du temps ET de l’argent en ne l’achetant pas. Je pourrais d’ailleurs continuer à disserter sur son créateur Platinum Games, mais c’est un sujet pour une autre fois.

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2012

Oyez, oyez, c’est la nouvelle année ! (enfin, sauf si vous lisez ça en juin, mais si c’est le cas allez plutôt faire bronzette)

2011 était déjà une année chargée (souvenez-vous), 2012 n’a pas perdu de poids puisqu’on y trouve 60 jeux joués, 47 commencés et seulement 32 terminés. Bilan contrasté avec le précédent : j’ai joué à beaucoup plus de jeux originaux / moins de suites, en partie la « faute » à l’acquisition d’un gros PC puissant-comme-un-bolide-de-course-mais-pas-tuné-non-plus-faut-pas-déconner. Et oui, les jeux indés, c’est pas chez les constructeurs japonais : à moins d’avoir une boîte de jeu sous système d’exploitation Microsoft, on passe à côté de pas mal de choses.

Si vous aviez une console, pas de quoi se plaindre toutefois, puisque si PS3 et Xbox 360 ont connu des portages de blockbusters pas toujours propres sur eux (Hitman Absolution, Sleeping Dogs, Far Cry 3, Assassin’s Creed 3 et moults FPS), il y avait laaargement de quoi satisfaire les amoureux d’un bon paquet de genres. Sauf pour les possesseurs de Vita, bien entendu.

Puisque vous avez probablement déjà lu une quarantaine de bilans vidéoludiques alors que l’année n’était pas terminée, je vais comme l’année dernière vous faire un résumé de mes expériences de jeu plutôt que de vous clamer le désuet « Alors ça c’était génial en multi, y’avait plein de DLC et les hôtesses de l’éditeur ont été gentilles avec moi, 9/10″. Là encore, preuve de ma grande originalité, les titres cités ne sont pas forcément sortis en 2011, parce que ceux qui ont fini Skyrim en 2011 sont des extraterrestres ou des journalistes jeu vidéo. Allez, trois nominés pour autant de catégories, on remet ça !

Les jeux les plus marquants

Skyrim
Skyrim

Si je devais décrire Skyrim en un mot, je dirais unique, car le contenu gargantuesque du jeu permet d’innombrables possibilités : personnage, classe, métier, compétences, choix moraux, quêtes, destination, armes… Et nos choix vont sélectionner une infime parcelle de ce que le jeu permet, pour définir une partie, notre partie. Jeu classé dans la catégorie « il est 3h du matin, allez, encore un dernier truc et je vais me coucher ».

Journey
Journey

Il est impossible de parler de cette merveille sans gâcher le plaisir que vous y trouverez. Mon conseil donc : évitez toute info sur ce jeu et jouez-y. Découvrez-le par vous-même, tel un enfant qui découvre le monde, vous serez d’autant plus transportés par le titre.

Rayman Origins
RaymanOrigins

Quand on parle de jeux de qualité, il est rare de voir Nintendo se faire surpasser, et pourtant Rayman Origins rend New Super Mario Bros Wii humble sur beaucoup de points. Certes, il n’a pas les power-ups ou les mécaniques de jeu si rodés de son maître, mais il est empli de ces attentions de tous les instants : graphismes magnifiques, animations drôles à souhait, musiques entraînantes, durée de vie épatante, et jouabilité la moins frustrante possible. Comme son mentor, à jouer par doses modérées et de préférence à plusieurs.

Les bonnes surprises

Payday: The Heist
Payday

Les films de braquages à l’hollywoodienne m’ont toujours fasciné, allez savoir pourquoi. Par contre, les FPS multijoueur en ligne, c’est pas ma tasse de thé. Puis Payday m’a fait de l’œil avec ses très bonnes critiques et son petit prix, et j’ai cédé, entraînant quelques amis dans ma chute. Le jeu est beau, rapide, nerveux, stressant, difficile, sans cesse renouvelé et demande une coordination de tous les instants. Une nouvelle expérience de jeu pour moi, et une excellente surprise.

Mark of the Ninja
MarkOfTheNinja

Dire que j’aime l’infiltration serait un euphémisme. J’ai écumé les Metal Gear, adoré Ghost Babel et Perfect Dark sur Game Boy Color, retourné Splinter Cell: Conviction, fini tous les Assassin’s Creed, j’en passe et des meilleures. Et Mark of the Ninja fait partie des très bons élèves : on arrive dans une nouvelle salle, analyse la situation en 2 secondes, utilise nos gadgets et compétences pour passer 3 gardes, 1 caméra et 2 tourelles sans se faire repérer, et on ressort du jeu avec une sensation de maîtrise extrêmement jouissive.

Sonic & All-Stars Racing Transformed
SonicKart

« Pas compliqué pour un Sonic d’être une bonne surprise quand on n’attend rien de la franchise », me direz-vous à raison. N’ayant jamais été défenseur de la saga de Sega, il faut bien avouer que ce Sonic Kart est aussi plaisant à jouer que la série qu’il singe. Même, il montre l’exemple à Nintendo sur certains points loin d’être anecdotiques. Des modes Campagne et Coupe à plusieurs pour débloquer du contenu avec ses amis ! Une IA qui n’a pas besoin de tricher pour combler sa bêtise ! Des objets qui ne déséquilibrent pas complètement la partie ! Et pour couronner le tout, un jeu sorti à prix réduit sur toutes les consoles !

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Nintendoland
Nintendoland

A 350€, on ne peut pas vraiment appeler Nintendoland le jeu le plus accessible de l’année. Pourtant, il cache dans le GamePad de la Wii U de nombreux tours de magie, certains ayant un goût de déjà vu, d’autres simplement bluffants. Son atout majeur ? Être l’opposé de Wii Sports, capable le temps d’une partie de transformer le plus casual des gamers en gamer tout court. Testé et approuvé sur Zelda : Battle Quest et Luigi’s Ghost Mansion, bien plus profonds qu’ils n’en ont l’air.

Pandora’s Tower
PandorasTower

Constat : il y a trop peu de jeux d’aventure et d’exploration de donjons. Je ne parle pas ici des dungeon-RPG générés aléatoirement, mais bel et bien des jeux mélangeant action, énigmes et histoire. Alors oui, Pandora’s Tower rappelle l’âpreté visuelle des jeux PS2, mais excelle à tous les autres niveaux, montrant qu’on pouvait faire des jeux gamers sur Wii. Et nourrir votre chère et tendre avec des cœurs de monstres bien frais pour qu’elle ne se transforme pas en abomination dégage un indéniable romantisme.

Zen Pinball / Zen Pinball 2 / FX Pinball 2
ZenPinball

Qui n’aime pas le flipper ? Rampes, cibles et animations dans tous les sens vous accueillent dans ce jeu omniprésent (PS3, Xbox 360, 3DS, PS Vita, Windows 8, iOS, Android) sur des tableaux d’inspirations variées : Marvel, Plants vs Zombies, Street Fighter, heroic fantasy, steampunk… Le jeu de base gratuit (sauf sur 3DS) vous permet de tester l’intégralité des tables avant d’acheter celles que vous préférez pour aussi cher qu’une partie de « vrai » flipper.

Bref, 2012 en jeux vidéo était pour moi une année très éclectique, j’ai même failli jouer à la PS Vita un Call of Duty, il s’en est fallu de peu. Si vous aussi voulez parler de vos titres préférés, surprenants ou ignorés, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires !

Consortium de la jaquette

Attention attention, dernier article avant un léger hiatus !

Aujourd’hui, ça va causer jaquette. Pochette, couverture, cover, peu importe le doux nom qu’on leur donne, ces feuilles de plastique imprimées ont un rôle qu’on ignore trop souvent ! Et comme je suis un fervent défenseur de la justice (mais si, j’ai fini la trilogie Phoenix Wright), boum, article sur le bien-fondé des jaquettes dans l’industrie vidéoludique moderne en fonction de la temporalité des titres associés. Ne partez pas tout de suite, il y a des images !

Tout d’abord, il y a une différence importante entre le produit en magasin et dans votre ludothèque : en boutique, les jeux sont mis en avant en étant placés face visible. Une fois chez vous, il y a de fortes chances que tout jeu de qualité finisse sa vie rangé au milieu de ses camarades, tranche visible. Et là, la majorité des jeux sont égaux en tranches, peu importe leur face, c’est un peu la révolution de la jaquette. En dehors de quelques fautes de goût bien entendu, telles que le rouge vif de New Super Mario Bros Wii ou encore la refonte des jaquettes PlayStation en plein milieu de vie des PSP et PS3.

Deux générations de boîtes, tout ça pour des galettes et des cartouches...

Car oui, une grosse production vidéoludique se retrouve plusieurs fois dans les rayons, sous des faciès bien différents parfois… Élucidons ce mystère et découvrons ensemble les différentes catégories de sorties et les jaquettes qui vont avec.

Le collector

Pas une jaquette trempée dans l'eau, mais un relief brillant assez réussi.

Produit typiquement adressé aux amoureux du jeu vidéo, le collector est une version limitée (mais pas forcément introuvable) d’un jeu au moment de sa sortie. Il est la plupart du temps l’apanage des précommandes et coûte cinq à dix euros de plus que le jeu « de base ». Si aujourd’hui les éditions collector permettent de bénéficier de contenu supplémentaire dans le jeu, elles sont surtout prisées pour leurs ajouts physiques. De la simple jaquette refaite aux statuettes de 30 centimètres, il y en a pour tous les goûts et surtout pour tous les portefeuilles.

Seulement voilà, l’essence-même du collector étant d’être unique, on se retrouve parfois avec des jaquettes tout aussi uniques qui ne collent pas avec le reste de la ludothèque, des boîtiers énormes et métalliques qu’on ne sait pas où ranger, ou encore des lithographies, statuettes et autres pin’s qui prennent la poussière. Heureusement, le collector est bien souvent une simple « sur-jaquette » enfilée par-dessus l’originale, histoire de différencier les deux versions (et de simplifier la production des premiers tirages du jeu, souvent à la dernière minute). Mais pas toujours, que voulez-vous le monde est injuste.

Bref, pas de souci si vous êtes comme moi un maniaque aficionado de l’harmonie visuelle de vos étagères, vu que vous avez ici le choix entre l’édition de base et la collector.

La version complète « GOTY »

Un peu comme les Director’s Cut dans le monde du cinéma, on aime bien ressortir un jeu relativement récent pour surfer un peu plus sur sa notoriété. Sauf que dans le jeu vidéo on surnomme ça GOTY, anagramme barbare désignant les jeux de rôle en ligne les « Game of the Year » Edition. Ainsi, il devient de plus en plus courant de voir des titres majeurs ressortir six mois après leur lancement dans une version intégrant plus de contenu et/ou à prix réduit. Si on ne dissertera pas sur le bien-fondé de la manœuvre, on peut par contre cracher à loisir sur les multiples coquards autocollants dont sont affublées ces éditions, quand les critiques journalistiques ne sont pas tout bonnement intégrées à la jaquette.

Arkham City ou comment passer d'une jaquette sobre à une abomination visuelle.

J’ai un avis très partagé sur le physique souvent ingrat de ces versions : bien sûr, les éditeurs ont recours à cette pratique un peu par fierté mais surtout par désir de communiquer sur la qualité du jeu auprès d’un plus large public. Mais d’un autre côté, ce n’est pas parce que je vais acheter un T-shirt en soldes que je veux en garder l’étiquette… Allez, joker, mais c’est bien parce que la tranche est épargnée !

La compilation

Une nouvelle édition de God of War apparemment révélée par Amazon Cuba

Cédant aux sirènes d’un manque d’inspiration global de l’ère Haute Définition, les éditeurs toujours plus avides d’argent facile généreux nous gratifient depuis plus d’un an de nombreuses compilations regroupant le plus souvent des titres d’une même licence. Le tout est bien entendu passé à la moulinette HD avec des résultats directement liés au budget du remake, parce que oui c’est une seule et unique société qui s’occupe de 90% de ces portages.

Au final, des compilations à prix réduit qui plaisent à tous le monde pour des jaquettes qui ne plaisent à personne. Qu’il s’agisse des Classics HD de Sony ou des packs multi-jeux d’EA, on se retrouve souvent avec un bête assemblage de jaquettes regroupées dans une jaquette plus grande. Jaquetteception, jaquette déception. Heureusement, certaines de ces jaquettes sont réversibles et laissent place à quelque chose de beaucoup plus gracieux, comme l’a très bien montré Ico & Shadow of the Colossus HD. A voir, au cas par cas.

Les gammes budget

Ça ne vous dit peut-être rien, mais sous ce nom quelque peu dépréciant se cachent en fait les gammes Platinum de Sony, Xbox Classics de Microsoft (Europe hors UK) et finalement Nintendo Selects de Moulinex. Souvent là pour relancer des titres déjà vendus à plusieurs millions d’exemplaires, elles ont donné naissance aux jaquettes les plus horribles que le jeu vidéo aie jamais connu.

C'est pas comme si c'était la licence la plus populaire de la console après tout. Mes yeuuuux !

C’est à croire que ces jaquettes ont été massacrées intentionnellement, afin de coller une étiquette de pauvre sur les malheureux joueurs possédant ces immondices visuelles. T’as pas voulu acheter le collector à 80 brouzoufs ? Sale plèbe, paie ta honte avec cette jaquette argentée et JAUNE, muhahahahaha !

Seule astuce, acheter ces titres au moment de leur passage en gamme budget, en général on peut trouver la belle édition de base au prix de la version budget, c’est le meilleur des deux mondes ! Evidemment, il faut être assez connecté pour adopter le bon timing, et bien souvent vous devrez vous réfugier dans le monde sombre et complexe des custom covers

Mes deux cents (oui, ça rend mieux en anglais)

Chers amis éditeurs, si vous lisez cet article, pitié, préférez les sur-jaquettes et jaquettes réversibles ! Soyez sobr… hop hop hop, quand je commence à prôner le manque d’originalité et d’innovation, c’est que je tourne en rond, il est temps que j’arrête de taper sur mon clavier. Surtout que le pauvre ne m’a rien fait ! A la prochaine !

Pour finir, un très bel exemple du maître Nintendo... qui nous pondra pourtant la boîte jaune urine de Mario & Sonic aux JO 2012.

Jouons à Double Dragon Advance

Chose promise, chose dûe, voici une nouvelle vidéo commentée en improvisation totale pendant une vingtaine de minutes ! Sans montage ni fioritures, mais disponible en 720p, désolé pour les bandes noires sur les côtés, je rejette complètement la faute sur la résolution bizarre de la GBA, hop ! Bon visionnage !